par Lionel Guérard

Le convoi était formé ainsi: les plus gros chalands (s'il y en avait un) était placé en tête du convoi et les autres à la suite.

Convois montant

 

Convois avalant

Ecluses

Le remorquier annonçait sa demande d'écluser par son sifflet à vapeur ou sa corne à air comprimé (autant de coups brefs qu'il y avait de bateaux).

Avant l'installation des signaux lumineux (feu rouge =  écluse non disponible, feu vert= écluse prête), la signalisation s'effectuait par un genre de sémaphore.

Le remorqueur entrait dans l'écluse (Montant avec son convoi les premiers bateaux aussi, sur leur lancée (appelée aussi erre) les derniers étaient halés manuellement, ou tirés par un treuil à vapeur situé à l'arrière du remorqueur qui avait passé à l'éclusier l'extrémité du câble  du treuil en passant les portes avals à l'entrée de l'écluse.

Le convoi dans l'écluse

Les portes aval se fermaient, les vannes étaient ouvertes sur les portes amont, l'écluse se remplissait (remous). quand le niveau de l'eau dans l'écluse était le même que celui du bief amont, les portes amont étaient ouvertes et le convoi pouvait poursuivre sa route.

Allonger le convoi

Le remorqueur montant sortait de l'écluse puis stoppait lorsque la remorque le reliant au premier chaland se tendait.

Elle se nommait "remorque de mat" (longueur 80 à 100 m).

Le premier bateau s’élançait, le remorqueur redémarrait et le convoi suivait, chaque remorque reliant les bateaux entre eux était glissée entre les boulards par les mariniers.

Lorsque le dernier bateau du cnvoi était sorti de l'écluse, le marinier faisait signe et criait "En route". Le signal était répété par geste du dernier bateau jusqu'au remorqueur. Le capitaine répondait par un coup de sifflet et le remorqueur pouvait alors tractionner le convoi avec toute sa puissance.

Le soir, le convoi s'arrêtait généralement à une écluse ou s' amarrait à la berge pour passer la nuit.

La journée de travail après 1945 était de 7h à 19h soit 12 heures.

Il y' avait 3 jours chômés par an où la navigation stoppait quel que soit l'endroit où le convoi se trouvait: Le 1er mai, le 14 juillet et le 11 novembre.

Arrivée du convoi à destination

Au départ du convoi, et au moins à la dernière écluse franchie, le capitaine disposait l'ordre dans lequel il laisserait au passage les bateaux selon leur destination. Au passage, il ralentissait l'allure du convoi et le marinier lâchait la remorque avec un élan suffisant pour lui permettre d'accéder au port où elle serait déchargée. Le bateau se rangeait à quai.

A la descente, le convoi était composé différemment. Les péniches vides (souvent à couple) étaient placées juste derrière le remorqueur: Le flux de l'hélice passait sous les bateaux et n'était pas gênant pour la marche du remorqueur. Les bateaux chargés étaient en queue de convoi.